Jeudi 5 novembre 2009

Les ampoules fluocompactes contiennent en de 2,5 à 5 milligrammes de mercure sous forme gazeuse. Bien que la quantité présente dans une ampoule soit faible, en cas casse du verre une quantité non négligeable sera inhalée.

A titre de comparaison, un pile de montre contient 25mg de mercure sous forme liquide, mais le risque d'exposition est pratiquement nul : il faudrait ouvrir volontairement la pile pour accéder à son contenu.

Considérons le cas d'une chambre de 9m² à plafond à 2m45 (ce qui correspond à la chambre d'enfant d'un appartement comme le mien). Nous avons un volume de 22m³. Lors de la casse d'une ampoule contenant 2,5mg de mercure, le taux de vapeur de mercure est de 2,5x10³/22 soit 113µg/m³. Dans le cas d'une ampoule contenant 5mg, nous atteignons un taux record de 227µg/m³.

La recommandation de l'OMS pour une exposition permanente est de 1µg/m³. Bien sûr l'exposition accidentelle est loin d'être permante. Prenons donc un autre exemple. La mesure de l'atmosphère après le bris d'un thermomètre au mercure est de... 4,2µg/m³. Une ampoule fluocompacte brisée libère donc en moyenne 27x plus de mercure dans l'air.

Le seuil maximum pour un ouvrier de l'industrie du mercure est quand à lui fixé à 50µg/m³. Encore une fois il s'agit d'un seuil d'exposition permanente. Mais que pensez de l'exposition accidentelle d'un bébé à des doses 2 à 4 fois supérieures au seuil maximum autorisé pour un ouvrier adulte ?

Les effets du mercure, particulièrement bien absorbé par voix respiratoire (80%) sont nombreux et potentiellement grâves notamment chez les jeunes enfants : érythrodermie (réaction cutanée), pneumonite chimique, dyspné (difficulté respiratoire) etc. Qui plus est, le mercure étant un gaz plus lourd que l'air, la polution sera donc plus élevée au niveau du sol... et des jeunes enfants.

Je ne saurais affirmer avec certitude la dangerosité de telles expositions dans une vie, mais je considère pour ma part ces informations sont inquiétantes et en totale contradiction avec une démarche de vie saine.

Sources :
Rapport de l'assemblée nationnale°2979 (6 avril 2001), page 313
Guide de gestion du mercure dans les établissements de santé au Québec

Par Lillune - Publié dans : Santé - Communauté : Ecologie et Environnement
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